WhatsApp, Twitter, buzz sur une réalité

Si vous suivez les infos et les réseaux sociaux vous avez certainement entendu parler des deux buzz qui ont agité le monde ces derniers jours.

Buzz? Mais qu’est ce que c’est que ce charabia Marcel ?

Mais si Simone c’est quand quelque chose prend une ampleur folle sur internet souvent pour pas grand chose!

Petit rappel pour ceux qui seraient passés à côté. Le premier qui nous est tombé dessus sans crier gare c’est WhatsApp et ses nouvelles conditions générales d’utilisation qui entraineraient le partage de nos données à l’ensemble du groupe Facebook. Le second, pas des moindre vu comme il a agité et fait crier au scandale le monde entier, c’est la suspension permanente par le réseau social Twitter du compte de Trump pour violation des règles. Alors je vous arrête tout de suite, que ce soit Trump ou mon voisin Jean Charles, peu importe ce n’est pas le sujet ici, ce qui nous intéresse ce sont les règles.

Je vous l’ai déjà dit et rappelé plusieurs fois, utiliser internet ce n’est pas entrer dans une zone « no limit ». Il y a des règles à suivre, des données personnelles qui sont déposées.

Je vais de nouveau refaire le parallèle avec les magasins et leurs carte de fidélité. Vous entrez dans un magasin il y a des règles à suivre, on vous propose une carte de fidélité vous acceptez peut être et donnez vos informations personnelles.

Et tout le problème est là… c’est un automatisme, la plupart d’entre nous ne va pas lire les Conditions Générales d’Utilisation (CGU) ou le réglement parce qu’on se dit que c’est partout pareil, que ça ne risque rien. Sauf que, qu’on soit sur internet ou en magasin, il y a des petites lignes, il y a des cases à cocher parfois et il y a des sanctions.

Mais du coup, ces buzz étaient ils basés sur une réalité qu’on devrait tous connaître ou sur un abus de WhatsApp et Twitter?

Et bien si nous sommes tout à fait honnête, nous avons vécu des buzz sur des feux de paille…encore une fois.

Explications

  • WhatsApp a édité de nouvelles CGU que l’utilisateur doit accepter s’il veut pouvoir continuer à utiliser l’application après le 8 Février. Ces CGU supposent que l’utilisateur autorise WhatsApp à récupérer l’ensemble des données (numéro, photos de profil, localisation, etc) et les partager avec Facebook notamment pour améliorer la publicité et les produits Facebook. Hors et c’est là que le buzz perd tout son sens chez nous, si ces CGU sont une réalité, elles ne vont pas s’appliquer en Europe comme l’a explicité la responsable en charge de la politique de confidentialité sur Twitter :

Il a été signalé à tort que la dernière mise à jour des conditions d’utilisation et de la politique de confidentialité de WhatsApp oblige les utilisateurs de la région européenne à accepter le partage de données avec Facebook à des fins publicitaires afin de continuer à utiliser le service. C’est faux.

Ou du moins pas totalement vrai, en effet si l’utilisateur européen est obligé d’accepter ces CGU c’est dans le cadre où il communiquerait avec une entreprise qui utilise WhatsApp via Facebook. Rappelons également que sur WhatsApp les conversations sont chiffrées c’est à dire illisible pour les concepteurs.

Mais ce que rappelle surtout ce buzz c’est le manque d’information, c’est notre crédulité face à l’utilisation de nos données. Encore une fois, être sur internet c’est avoir conscience que nos données nous échappent ne serait ce qu’un peu. Le simple fait d’être connecté c’est donner à votre FAI vos coordonnées, qui même s’il se doit de les protéger, sont à sa disposition. 

Alors comment vous protéger? Laissez trainer le moins possible d’information (et c’est valable dans les magasins) sur vous, mais surtout lisez les CGU pour savoir exactement ce que l’entreprise à laquelle vous vous apprêtez à les donner peut en faire. A titre d’exemple vos données peuvent servir à vous proposer des services proches de chez vous, vous montrez dans les publicités des produits que vous avez regardé ou parlé ou encore elles peuvent être partagées ou vendues à des sociétés partenaires.

Deux exemples de CGU : 

Facebook

Site Intermarché

  • Twitter a quant à lui était au cœur du scandale pour avoir suspendu définitivement le compte de Trump (et non celui du Président Trump) pour violation des règles du réseau social. Cette suspension a fait dire à moultes gens qu’il s’agissait là d’une atteinte à la liberté d’expression, voir même parfois à une atteinte au débat démocratique. Je ne rajouterai rien à la polémique, ce n’est pas le sujet, je vais juste revenir à la base. Tout comme WhatsApp, Facebook, Instagram, Snapchat et même les différents sites où vous pouvez écrire, il y a des règles à suivre. Règles si elles ne sont pas respectées peuvent entrainer des sanctions.

Oui comme à l’école, au travail ou aux sports si on dépasse les limites ou le règlement, le responsable a et est tenu de sanctionner, rappeler à l’ordre. 

Comme je vous l’ai déjà expliqué, vous êtes responsables de ce que vous écrivez, partager, publier sur internet. Etre responsable c’est agir en connaissance de cause sur les risques que l’on prend.

Mais si cette histoire a pris de telles proportions c’est aussi parce qu’aujourd’hui on oublie que les réseaux sociaux, Twitter en tête sont des entreprises privées et qu’en ce sens elles peuvent édictées des règles.

Alors oui je sais Marie Charlotte, vous allez me dire que les réseaux sont un nid de haine régulier sans pour autant qu’ils agissent… C’est vrai, mais c’est aussi notre responsabilité à tous. Il existe des liens pour signaler des propos haineux, des plateformes comme Pharos. Mais des sanctions, des suspensions plus ou moins temporaires s’appliquent tous les jours. Il s’agit de modération comme on peut le voir dans les boites de nuit quand certains sont exclus ou encore dans les casinos avec les joueurs bannis. Mais à la différence de ces derniers, il faut parfois du temps sur internet. 

Et encore une fois, les règles à ne pas dépasser sont écrites dans les conditions d’utilisations ainsi que les sanctions « Nous nous réservons le droit de supprimer tout Contenu qui violerait l’Accord d’utilisation… » (Twitter). Et à titre d’information, au delà des règles de Twitter (ou autre), la justice de chaque pays peut s’appliquer. Je vous rappelle que des procès ont eu lieu suite à des propos tenus sur les réseaux sociaux.

Pour conclure, je ne peux que vous redire une nouvelle fois que oui internet et les réseaux sociaux peuvent et sont bien souvent une source inépuisable de bonnes choses. Mais on se doit tous d’en respecter les règles et d’avoir conscience de ce que l’on y fait et partage pour pouvoir continuer de s’en servir avec envie et bienveillance.

Evidemment on pourrait creuser encore plus, débattre mais ce n’est pas mon activité. Ce sujet n’avait d’intérêt pour nous que sur la pratique internet, vous éclairer et vous apporter des précisions afin que votre usage de l’informatique n’en pâtisse pas.

Pour aller plus loin : 

Communiqué de la responsable WhatsApp

Article 01Net sur WhatsApp

Internet et ses méfaits